Dans l’élan de l’industrialisation en Afrique, les déchets industriels s’accumulent souvent dans l’ombre, loin des regards mais proches des populations. Issus des usines, des ateliers ou des sites de transformation, ces déchets peuvent contenir des substances chimiques, métaux lourds, huiles usées ou matériaux non biodégradables.
Lorsque mal gérés, ils sont déversés dans les rivières, les sols ou brûlés à ciel ouvert. Les conséquences sont alarmantes : pollution de l’air, de l’eau potable, infertilité des terres agricoles, destruction de la biodiversité locale… Pire encore, des communautés entières, vivant près des zones industrielles, souffrent de maladies respiratoires, de cancers ou de problèmes cutanés, sans en connaître la cause réelle.
Dans un contexte où les normes environnementales sont encore peu respectées, les déchets industriels deviennent un poison silencieux. Il est urgent que les États imposent des règles strictes de traitement, encouragent la dépollution, et responsabilisent les entreprises.
Produire oui, mais sans tuer. Le développement industriel ne peut plus ignorer l’écologie et la santé humaine.
