
Chaque année, près de 3 millions de tonnes de déchets électroniques (ordinateurs, téléphones, TV, électroménagers) sont produites en Afrique. Ces déchets résultent de la consommation locale, mais aussi des objets dits de « seconde main » importés sur le continent. Ils sont responsables de la pollution des sols, des eaux et de l’air, notamment par les métaux lourds (plomb, mercure, cadmium), souvent brûlés à ciel ouvert.
Les conséquences sanitaires sont graves : maladies respiratoires, intoxications, cancers. Les plus exposés sont des jeunes, parfois mineurs, qui récupèrent manuellement les composants pour les revendre.
Pour répondre à cette crise, des solutions locales émergent : centres de recyclage formels, initiatives de startups vertes, et programmes de formation pour les récupérateurs. Mais cela reste insuffisant sans volonté politique, réglementation stricte et éducation citoyenne.
Transformés intelligemment, ces déchets peuvent devenir une ressource précieuse et une source d’emplois verts pour le continent.
Didier Duncan G.